mercredi 25 mai 2016

Un dimanche matin en famille : ludique et éducatif.

Dimanche matin, sur l'airial de l'Aouzillère la vie va s'animer tout doucement et monter en puissance jusqu'à la corrida de novillos qui débutera à 17 h.

Dans l'ordre, on pourra d'abord rincer le tonneau de la veille en dégustant quelques huîtres de chez Laban accompagnées de saucisse et de vin blanc.
Viendra ensuite le moment de voir courir les générations futures devant les pointes de trois novillos. Si les trois exemplaires de la ganaderia locale arborent de véritables cornes, leur moteur (lui aussi très local) n'est plus vraiment ce qu'il était et chaque année on en arrive à se demander s'il arrivera à maintenir sa poussée jusqu'à l'entrée du ruedo.

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Pour l'encierro, le rendez-vous est donné à partir de 10h30 et le chupinazo pètera à 11h. La tenue fortement conseillée est de couleurs rouge et blanche. Sûr qu'une fois la course terminée, certains seront persuadés que le danger était réellement présent. 
Les minots pourront ensuite s'essayer au rodéo sur un toro mécanique.
 
A l'issue de l'encierro, débutera la tienta. Thomas DUFAU, initialement prévu ne pourra être présent.
 
J. LESCARRET (photo trouvée sur le net)
J. BANTI (photo trouvée sur le net)
Il sera remplacé par Julien LESCARRET, matador de toros retiré (mais peut-on réellement l'être vraiment) et Jérémy BANTI, matador français, toujours en activité qui officiera comme sobresaliente dans les prochains mano à mano saint-séverin (le 26 juin) et élusate (9 juillet).
 
 
Ce dimanche-là, seront testées 2 vaches de La ESPERA, une toute nouvelle ganaderia française. Son propriétaire, Jean-François MAJESTE, réalise ainsi le rêve de nombre d'aficionados. L'origine du bétail est de Jandilla via l'élevage de Olivier FERNAY.
 
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La tienta, c'est l'épreuve de sélection des vaches destinées à devenir reproductrices dans un élevage de bétail brave. Durant cette épreuve, on juge d'abord, au moyen d'un aiguillon, de la bravoure ; c'est à dire de la volonté de l'animal à vouloir accepter une confrontation de laquelle résulte une douleur physique. La vache mise en place à des distances croissantes doit répondre aux provocations du cavalier. On note le nombre, la qualité des charges (hésitantes, au pas, en accélérant, franches...) et le comportement de la bête (si elle pousse ou donne plutôt des coups de tête, si elle reste ou si elle sort seule,...).
Vient ensuite le moment de la muleta dans lequel on jugera de la qualité et de la franchise des embestidas (des charges), et ce, sur les deux cornes, c'est ce qu'on appelle la noblesse.
Cette épreuve s'effectue généralement en privé.
C'est pour les organisateurs capsylvains un moyen d'aller vers un public non initié, un premier contact qui peut se faire en famille. Il n'y a pas de mise à mort.

1993 – 2017, 24 ans de RUGBY y TOROS ! 1999 – 2017 18 ans de Novillada avec picadors

Voilà près de 25ans qu’une équipe de dynamiques bénévoles sous la houlette du président André DURANTAU (Président fondateur auquel a succédé, 4 années durant, Stéphane PELERIN relayé aujourd'hui par Stéphane BRETHES), organise au cœur de l’Aquitaine une fête conviviale autour de deux passions majeures du Sud-Ouest : le monde du rugby et celui de la tauromachie s’y rencontrent autour de leurs valeurs communes, pour ce qui est devenu le rendez-vous traditionnel du 1er week-end de juin (le second si Pentecôte tombe le premier).



Ce pari audacieux lancé en 1993 et réussi dès la première année, la création d’un concept par l’association de deux thématiques complémentaires, fera école par la suite dans d’autres villes ou ferias.

Au fil des années, le premier tournoi de rugby à caractère local, s’est transformé en rencontre incontournable pour le rugby aquitain. La journée du dimanche, s’est imposée dans le calendrier des dates taurines du sud-ouest comme un rendez-vous de qualité : la ville de Captieux a été récompensée en 2000 en recevant le prix « Traje de Oro » décerné par un jury de medias à la meilleure plaza de novilladas du Sud-ouest.



A Captieux, la tradition taurine remonte à 1963 et débuta par des novilladas sans picadors dont la 2ème , en 1964, permit à Paquirri et son frère Riverita, arrivés de Cadix dans une Traction 7, de faire leur présentation en France. En 1966 on déplora l’effondrement des arènes après un « derby » avec la localité voisine de Grignols au cours d’un inter-villes fort « disputé » et c’est en 1990 que furent construites les nouvelles arènes Jean Sango (les seules arènes fixes de Gironde).



En 1993, l’enthousiaste et persévérant André DURANTAU, aidé par son « pack » de bénévoles et Michel BERTRAND, relançait le mouvement à l’occasion du soixantième anniversaire du S.C.C. (Sporting Club de rugby de Captieux) par l’organisation d’un festival avec picadors. Le Comité des fêtes et le Club Taurin Ricard s’unirent à cette première équipe l’année suivante pour organiser cinq autres festivals au cours desquels défilèrent des grands noms de la tauromachie : Tomas CAMPUZANO, RUIZ MIGUEL, Victor MENDES, CHAMACO, Juan MORA, Richard MILIAN, DENIS LORE, Damaso GONZALEZ, etc. Puis c’est en 1999 que fut organisée la première novillada avec picadors de l’histoire des arènes Jean Sango.



Depuis mars 2001, les aficionados au ballon ovale et à la corrida se retrouvent en hiver lors d’une soirée de gala « La Nuit RUGBY y TOROS » au cours de laquelle ont été reçus des invités prestigieux : Pierre ALBALADEJO, Bernard LAPORTE, Jean-Pierre RIVES ainsi que les maestros PEDRES et JOSELITO, l’éleveur VICTORINO MARTIN pour ne citer qu’eux.



Aujourd’hui, ce qui était au départ un jour de fête est devenu une féria se déroulant du vendredi au dimanche : les tournois de rugby à VII, les expositions d’artistes, les groupes musicaux variés, les animations pour les enfants, un campo de feria, des bodegas et des repas gascons, préparent l’évènement majeur du dimanche avec en apéritif une tienta matinale publique et gratuite (une innovation apparue en 2001) : la novillada avec picadors.